PRUNIER Étienne-Frédéric
Issu du sein d’une famille Normande restée huguenote malgré les répressions et en partie convertie au méthodisme, Étienne-Frédéric naît à Fresnes (Orne) le 23 mars 1818. Son père Jacques était un
des “anciens“ du conseil presbytéral de Fresnes lorsque William Mahy vint prêcher parmi eux. Un peu plus tard, Jacques se lie d’amitié avec un autre pasteur méthodiste, Pierre Le Sueur. Après
deux ans de service militaire à Cherbourg, Frédéric devient prédicateur méthodiste occasionnel dans le Bocage normand. Il épouse Julie-Eléonore Pelluet, de Fresnes (1821-1901) dont il aura onze
enfants.
La station toute nouvelle de Bar-le-Duc, recommandée à la Conférence de 1848, est desservie par Philippe Le Bas. Mais celui-ci meurt le 20 novembre 1848, et la station est
considérée comme abandonnée. Frédéric Prunier y est placé en tant qu’évangéliste, et arrive à Bar-le-Duc à la fin de l’automne de 1849. Il y reste un an, en butte aux autorités politiques et
catholiques-romaines. En septembre 1850, il est remplacé à Bar-le-Duc par Guillaume Ogier et il est envoyé à Joinville, dans une région très catholique. Prunier est un excellent marcheur, et il
prêche jusqu’à St Dizier. Au commencement de 1853, Frédéric a la joie de pouvoir travailler avec son frère Jean, colporteur à Chaumont. La Conférence française de 1853 remplace Frédéric à
Joinville par Jean Lelièvre, et l’envoie dans son village natal, Fresnes, où il arrive en octobre 1853. Il y reste trois ans et en octobre 1856, il retourne à Joinville : son ami De Boinville
vient d’y démissionner. La Conférence de 1857 l’accepte au noviciat, ce qui l’oblige à faire quatre ans d’études pour être consacré. En avril 1860, il publie sa brochure : Le 4e
commandement est-il aboli? qui est acceptée par la Société des Traités. Il est consacré pasteur méthodiste en 1861, et la Conférence l’envoie à Vauvert, mais il ne s’y rend pas, pour cause de
problèmes familiaux. Il reste à Joinville jusqu’en 1864. De 1865 à 1869, il est en poste à Bourdeaux, la seule station du Midi de la France qu’il connut. Il rentre en Normandie en 1870,
s’installe à Lisieux de 1871 à 1879, puis à St-Pierre-les-Calais jusqu’à sa retraite en 1883. Frédéric Prunier meurt le 3 août 1892, dans sa maison familiale de Troismondières, à Fresnes.
Son fils Onésime Prunier (né le 7 juin 1851 à Joinville et mort à Thonon-les-Bains le 7 février 1926) fut l’un des pasteurs méthodistes importants de la période
historique suivante.
BIBLIOGRAPHIE sur Frédéric PRUNIER
DELAFONTENELLE Jacky, Descendance de Jean de La Fontenelle, fils de Georges Turgot (1509-1591), curé et seigneur des Tourailles, et son ascendance royale, Marly-le-Toi, chez l’auteur, 2005.
DELAFONTENELLE Jacky, Les protestants du Bocage normand, Condé sur Noireau, Éd. Du Petit Chemin, 2007.
DELAFONTENELLE Jacky, Les protestants de Fresnes. Généalogie et histoire des familles originaires de l’ancienne Église réformée de Fresnes (Orne) et des autres Églises protestantes du Bocage
normand, Marly-le-Roi, chez l’auteur, 2010.
ROBERT Daniel, “Souvenir du Pasteur Frédéric Prunier”, B.S.H.P.F., 1981 / avril-juin, p. 271 à 292.
Actes de la Conférence méthodiste française de 1893 : notice nécrologique.
LELIÈVRE Matthieu, Vie de Charles Cook (2e partie), Paris : Librairie Évangélique, 1897, p. 271 et 276-277).
PRUNIER Frédéric, Un coup d’oeil sur l’Inquisition, Paris : J. Bonhoure, 1876.
PRUNIER Frédéric, Le quatrième commandement est-il aboli?, Paris : Librairie Évangélique, 1871.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires